Ce qu’a besoin l’armée congolaise ? De la formation, des équipements. Train & Equip !

(B2 à Kinshasa) Les colonels et généraux des Forces armées de RDC (FARDC) ont planché sur leurs besoins. La question posée, fort-à-propos, était de savoir ce qui pourrait remplacer le programme Progress (1). Le résultat de leur travail est intéressant

Dans la cour du CHESD (© NGV / B2)

Tout fictif que soit cet exercice, il reflète de réels besoins. De façon classique, les officiers nationaux ont divisé leurs besoins entre la formation, les équipements, les ressources humaines et les infrastructures.

Première priorité : la formation des trois bataillons commandos (infanterie de montagne, commandos marins), des parachutistes, des pilotes utilisateurs des drones et des pilotes de transport et de combat. Est soulignée la nécessité d’aider à la création d’une force de gendarmerie nationale (formation, équipement, casernement des nouvelles unités).

Deuxième priorité : l’acquisition de différents matériels, des drones (de surveillance), des matériels spécifiques pour les commandos de recherche et d’action en profondeur (CRAP), la modernisation des équipements médicaux, le renforcement des capacités de génie de combat et de franchissement, des matériels d’observation et de navigation (intensificateur de lumières, GPS, boussoles).

Troisième priorité : les ressources humaines. Il faut réviser la loi portant statut de militaire et adapter la grille des soldes à la conjoncture socio-économique (c’est-à-dire permettre au militaire bien vivre), préconisent les militaires congolais. Mais pas seulement. On doit aussi améliorer les conditions d’éducation des enfants des militaires, améliorer l’accessibilité aux soins de santé de qualité aux militaires et leurs dépendants.

Enfin dernière priorité : les infrastructures, ils veulent la construction de bases et camps militaires, de QG, de dépôts d’armements et munitions et la réhabilitation des infrastructures existantes.

(NGV)

(1) Le Programme d’appui à la réforme du secteur de la sécurité (Progress) a été mis en place pour prendre le relais ds missions de la PSDC EUSEC et EUPOL RD Congo, respectivement auprès de l’armée et de la police congolaise. Il comprend toujours deux volets : défense et police. Lire : Le programme de sécurité au Congo. Appel d’offres relancé*

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

2 pensées sur “Ce qu’a besoin l’armée congolaise ? De la formation, des équipements. Train & Equip !

  • 27 mai 2019 à 13:35
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    Un aspect à ne pas négliger reste le manque total de respect des Forces Armées Congolaises pour la population civile. Le nombre de viols et d’exactions, voire de massacres commis par les militaires congolais est inadmissible. Cette « culture »de violence contre les populations civiles sous prétexte de combattre les milices « Mai Mai » doit absolument être combattues par les autorise locales.

  • 28 mai 2019 à 11:33
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    Ce dont la RDC a besoin :
    une véritable Police formée et payée aussi. Mn expérience de travail conjoint avec des officiers a été édifiante sur leur ignorance.

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