Le Royaume-Uni abaisse le drapeau européen sur Northwood

(B2) Le drapeau de l’Union européenne va être abaissé au QG britannique de Northwood. Le Royaume-Uni perd le commandement de l’opération anti-piraterie de l’UE qu’il commandait depuis le début, il y a une bonne dizaine d’années en décembre 2008. En cause : le Brexit.

Photo de groupe du QG de Northwood (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

Ce sera effectif au 29 mars 2019. Et, là, il n’y a pas de report. Tout a déjà été décidé et entériné depuis plusieurs mois déjà. Le commandement revenant aux Espagnols, avec les Français en soutien. Ce qui n’est qu’un juste retour des choses. Puisque sans Paris et Madrid, cette opération n’aurait jamais vu le jour (Lire : France et Espagne décidés à agir sur la piraterie maritime).

Ce n’est un secret pour personne que le Royaume-Uni était plutôt réticent à voir naitre une opération maritime européenne (lire : L’opération maritime en Somalie bloquée… par le Royaume-Uni). Ce n’est que sous la pression des évènements, des prises pirates de plus en plus nombreuse, de l’inquiétude du milieu de la marine marchande et des assurances maritimes, que le gouvernement s’était décidé à agir.

Finalement, les Britanniques sont très fiers d’avoir été au commandement de l’opération… Le général Charlie Stickland (qui termine son mandat) s’est « dit privilégié et honoré d’avoir commandé l’opération ». Tandis que le chef d’état-major des armées outre-Manche Nick Carter a souligné — devant le personnel d’EU NAVFOR réuni pour un dernier adieu à Northwood — « les performances remarquables du Royaume-Uni dans son rôle de ‘Nation cadre’ durant ces dix dernières années de l’opération Atalanta ».

(NGV)

Lire notre dossier N°08. L’UE en première ligne contre les pirates somaliens. L’opération EUNAVFOR Atalanta

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).