Douze jours avant le clap de fin pour l’opération Sophia. Et toujours rien…

(B2) Le futur de l’opération militaire navale Sophia, menée en Méditerranée par l’UE, se conjugue de plus en plus en pointillé.

Interrogée par un collègue italien à la fin de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, n’a pas caché que rien n’avait avancé.

« Ce n’est pas un mystère. Je l’ai dit publiquement. En l’absence d’un accord, l’opération devra être close. J’espère toujours qu’un accord pourra être trouvé, mais je ne vois aucun mouvement particulier dans cette direction. […] S‘il n’y a pas de développement positif avant la fin du mois de mars, l’opération mettra fin à ses activités, avec toutes les conséquences que cela entraînera, malheureusement… »

Un problème italo-italien

On peut préciser qu’aucune discussion sur le sujet n’a vraiment eu lieu au niveau européen, notamment entre les 28 ambassadeurs du COPS, le Comité politique et de sécurité, l’enceinte habituelle de discussion de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). « Il s’agit surtout d’une question italo-italienne » indique un diplomate bien informé.

(Nicolas Gros-Verheyde, avec Leonor Hubaut)

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).