Réorienter l’opération Atalanta

(B2) Depuis plus de onze ans, l’opération anti-piraterie de l’UE est à l’œuvre dans l’Océan indien au large de la Somalie

Maintenir l’opération

La revue stratégique d’Atalanta en cours préconise de « maintenir l’opération car on ne peut pas l’arrêter » nous raconte un officier. L’intérêt comme l’objectif de l’opération EUNAVFOR atalanta n’est en effet pas uniquement de conduire une opération navale, d’escorter les navires du PAM. C’est un peu plus que cela.

La surveillance des pêches

En plus de décourager la piraterie et de contribuer à la libre circulation du commerce, l’opération ATALANTA a pour mandat de surveiller les activités de pêche au large des côtes somaliennes, de protéger les navires du Programme alimentaire mondial (PAM) et de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et de soutenir les autres missions et organisations internationales de l’UE qui travaillent à renforcer la sécurité maritime et les capacités dans cette région.

Une mission de surveillance générale

L’enjeu pourrait être maintenant d’en faire plus largement une opération de surveillance maritime de toute la zone de l’Océan indien, si stratégique. Il s’agirait notamment de surveiller les différents trafics (armes, charbon, êtres humains…) qui alimentent en partie les mouvements terroristes Al Shabab.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).