Les Danois arrivent dans Barkhane à la fin de l’année

(B2) Le gouvernement danois a annoncé ce jeudi (28 février) avoir décidé de participer à l’opération française Barkhane dans le Sahel.

Un hélicoptère EH 101 Merlin de l’armée danoise en Afghanistan (crédit : Forsvaret)

Les Danois vont fournir deux hélicoptères de transport de type AW101 (EH101) Merlin et jusqu’à 70 personnes qui devraient être déployées à partir de la fin de l’année 2019 pour environ douze mois. Le contingent danois remplacerait ainsi les Britanniques.

Une situation au Sahel qui préoccupe les Danois

« La situation en matière de sécurité au Mali et dans toute la région du Sahel est préoccupante. Le Danemark doit renforcer son implication et contribuer à ce que les groupes terroristes soient privés de leurs mouvements » a indiqué le ministre de la Défense, Claus Hjort Frederiksen, dans un communiqué. « Les groupes terroristes dans la région du Sahel menacent notre sécurité commune. C’est pourquoi nous nous associons à la France pour les vaincre » a renchéri son collègue des Affaires étrangères Anders Samuelsen.

Une contribution à Serval…

Le Danemark avait déjà contribué en 2013, à l’opération Serval au Mali, en fournissant un avion de transport. Mais il n’avait jamais apporté de capacités militaires à Barkhane. Les Danois vont ainsi relayer ou rejoindre les Britanniques et les Estoniens déjà présents sur place, et les Espagnols qui apportent un soutien régulier à l’opération depuis le Sénégal.

…et à la Minusma

Le Danemark a aussi fourni régulièrement personnel et matériel à la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Mali (MINUSMA), notamment en participant avec plusieurs pays européens (Allemagne, Pays-Bas…) à la fourniture par rotation de d’avions de transport C-130 ou des forces d’opérations spéciales (avec le contingent néerlandais).

Le Parlement consulté

Selon la règle en usage au Danemark, le gouvernement a consulté la commission de la politique étrangère de son parlement. Avant le déploiement, il devra présenter une résolution à son Parlement pour qu’elle soit acceptée.

(Nicolas Gros-Verheyde)