Pris pour cible au Yemen, le CICR met à l’abri une partie de son personnel

(B2) Le CICR a décidé de réduire ses activités humanitaires au Yemen et a évacué 71 collaborateurs suite à de nouveaux « incidents et menaces ».

Menaces, blocages, le personnel pris pour cible

« Ces dernières semaines, nos activités ont été bloquées et notre personnel a subi des menaces et a été directement pris pour cible » explique l’organisation humanitaire dans un communiqué publié jeudi (7 juin). « Si notre délégation au Yémen a déjà subi des menaces à de nombreuses reprises par le passé, nous ne pouvons accepter qu’elle s’expose à des risques supplémentaires dans les circonstances actuelles ».

Une volonté d’instrumentalisation

Et d’ajouter : « Il y a clairement une volonté d’instrumentaliser notre organisation sur l’échiquier du conflit ». Présent au Yemen depuis 1962, le CICR est aujourd’hui clairement pris pour cible par les différentes parties au conflit : un de ses collaborateurs a été assassiné en avril dernier (lire : Un collaborateur du CICR tué au Yémen).

(ES)

Lire aussi : Au Yémen, l’urgence est de sauver les infrastructures qui s’effondrent (CICR)

 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).