Les soldats de la Minusma visés à Aguelhok, puis à Gao (V2)

(B2) Deux Casques bleus tchadiens et au moins dix autres ont été blessés jeudi (5 avril), en soirée, dans une attaque au mortier contre le camp de la MINUSMA, à Aguelhok dans la région de Kidal.

Une attaque condamnée par le secrétaire général de l’ONU comme par l’Union européenne. « Les attaques visant les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international » a réagi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Les « responsables » de cet acte « doivent être arrêtés et poursuivis en justice » a complété la porte-parole de Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. Et de rappeler un principe : « Les responsables ou complices des attaques contre les forces de paix internationales peuvent être ciblés par le régime de sanctions établi par la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 2374 (2017) », avec à la clé gel des avoirs personnels et interdiction de visas. L’Union européenne veut rappeler son « soutien à la MINUSMA ainsi que notre plein engagement à soutenir les efforts du Mali et des pays du G5 Sahel en faveur de la paix, la sécurité et le développement du pays et de la région. »

Autre attaque vendredi à Gao

(mis à jour) Une nouvelle attaque contre les forces de paix a eu lieu, vendredi (6 avril), au soir (19 heures), dans la ville de Gao. Deux hommes armés non-identifiés ont ouvert le feu sur un véhicule de la MINUSMA. Un Casque bleu nigérien qui occupait le véhicule a été touché mortellement. Il a succombé à ses blessures ​lors de son transfert à l’hôpital. Cette dernière attaque porte à 102 le nombre de Casques bleus ayant été victimes d’actes hostiles depuis leur déploiement au Mali en juillet 2013.

(NGV)

Article mis à jour le 6.4 à 23h30 avec la seconde attaque à Gao