La situation dans la Ghouta orientale inquiète les ONG

crédit : Syrian Arab Red Crescent

(B2) Le CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, a lancé un appel face à l’aggravation de la situation dans l’enclave de la Ghouta orientale près de Damas

Les conflits dans la région de la Ghouta orientale préoccupent les organisations humanitaires. Le Comité international de la Croix-Rouge a ainsi récemment souligné la nécessité d’apporter un soutien médical  – médicaments et matériel – à la région, « plusieurs structures de soins ayant été touchées ». Marianne Gasser, cheffe de la délégation du CICR en Syrie, appelle à « mettre un terme à cette folie meurtrière » et insiste sur le fait que « Les civils ne doivent pas être pris pour cible. » En décembre, le CICR avait pu intervenir dans la Ghouta orientale, avec le Croissant-Rouge arabe syrien, et assurer l’évacuation de 29 civils blessés.

Des convois humanitaires au compte-gouttes

Alors qu’aucun convoi n’avait pu accéder à la Ghouta orientale depuis le mois de novembre 2017, l’ONU a annoncé que le 14 février « un convoi de l’ONU et du Croissant-Rouge arabe syrien a pu distribuer une aide alimentaire, nutritionnelle et sanitaire ».  Ce convoi est le dernier et le seul à être passé. « Une goutte d’eau » par rapport aux besoins sur place, a confirmé un diplomate à B2. C’est-à-dire à peine 3% « des 272.500 personnes dans le besoin dans la Ghouta orientale », selon le coordinateur des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA), M. Al-Za’tari.

Les hôpitaux et cliniques systématiquement bombardés

Médecins Sans Frontières a, de son côté, dénoncé le bombardement de 13 hôpitaux et cliniques de la Ghouta orientale, dans lesquels elle intervient, en l’espace de trois jours (du 18 au 21 février). « L’armée syrienne interdit ou retire systématiquement les anesthésiques des rares convois des Nations Unies / du Comité International de la Croix-Rouge autorisés à l’intérieur de l’enclave » indique un communiqué de l’ONG.

(NGV avec CB et ES)