La coopération structurée permanente à portée de main

La coopération structurée permanente à portée de main

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Déplacement présidentiel à Bucarest d’Emmanuel Macron (crédit : Elysée)

(B2 – exclusif) La tournée du président français Emmanuel Macron en Europe centrale (Salzburg mercredi pour une rencontre en format ‘Austerlitz’, Bucarest jeudi et Varna vendredi) a été fortement marquée par la volonté de réformer la directive sur le détachement des travailleurs et le dumping social.

Un affichage également nécessaire sur le plan intérieur, alors qu’une réforme du droit du travail, sujet sensible, est entamée en France. Mais elle avait aussi des enjeux, plus discrets, et non moins important : la coopération européenne en matière de défense. La rencontre avec les dirigeants tchèque, slovaque et autrichien, puis roumain et bulgare ont permis d’engranger certains résultats, d’abord de coopération entre les entreprises de défense (en Roumanie, lire : Airbus et MBDA confortent leurs liens avec la Roumanie. Une intégration pour l’Europe de la défense) mais aussi pour mettre en place la coopération structurée permanente.

Selon notre propre analyse, réalisée à partir des déclarations publiques et des informations recueillies par B2, le nombre de pays nécessaires pour déclencher la coopération structurée permanente est désormais proche du seuil nécessaire de la majorité qualifiée, voire au-dessus (avec la neutralité bienveillante d’autres pays).

Ce qui va permettre de passer à l’étape supérieure. Le Quatuor européen – formé de Emmanuel Macron (France), Angela Merkel (Allemagne), Paolo Gentiloni (Italie), Mariano Rajoy (Espagne) – pourrait ainsi passer prochainement à l’étape supérieure : notifier à la haute représentante leur intention de déclencher cette forme spécifique de coopération mise en place par le Traité de Lisbonne.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi : Les 19 principes de la Coopération structurée permanente approuvés par au moins huit pays. Détails