Crime organisé et trafic d’êtres humains ciblés par la formation d’EUCAP Nestor

Des trafiquants arrêtés (Crédit : UNODC)
Pour arrêter les trafiquants, le travail d’investigation doit être solide (Crédit : UNODC)

(BRUXELLES2) 21 agents de la police de Puntland ont participé à une formation sur les techniques d’investigation, organisé du 16 au 20 novembre, par le Bureau régional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Afrique de l’Est, en coopération avec la mission européenne de renforcement des capacités maritimes en Somalie (EUCAP Nestor).

Enquêtes et poursuites judiciaires au coeur de la formation

La formation a été organisée pour « soutenir les interventions en matière d’application de la loi en Somalie », à Garowe (la capitale du Puntland), explique-t-on à la mission. La Somalie est en effet, un « carrefour » pour les migrants et réfugiés de l’Afrique de l’Est. En découle un crime organisé, puissant, qui s’appuie sur un juteux trafic d’êtres humains, contre lequel les autorités ont bien du mal à lutter. Concrètement, il s’est agi d’apprendre à 21 agents de police, à « identifier, enquêter, démanteler et poursuivre les éléments criminels favorisant les activités transnationales du crime organisé ».

Eucap Nestor met l’accent sur le cadre juridique

Une formation qui répond à une demande des autorités. « Nous avons des difficultés complexes pour enquêter sur les trafiquants de drogue comme de migrants et les poursuivre » explique ainsi le commissaire de police de Puntland. La formation apportée par la conseillère juridique d’EUCAP Nestor, Juha Sepponen, a porté sur la législation relative aux enquêtes criminelles afin de « rafraîchir et d’améliorer les connaissances des participants sur le cadre juridique de la conduite des enquêtes criminelles »

Le Puntland, carrefour du trafic dans la région

Une évaluation menée par l’ONUDC indique que le Puntland est « un carrefour important des mouvements migratoires mixtes émanant de l’Éthiopie et de la Somalie. Les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile, les mineurs non accompagnés, les enfants séparés et les victimes de la traite se rassemblent dans la ville portuaire de Bossaso, principal point d’embarquement pour les mouvements de la mer d’Arabie au Yémen. »

(Leonor Hubaut)

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