Frappe combinée belgo-française dans la région de Mossoul

Décollage d'un Mirage 2000 (crédit : DICOD / EMA - archives)
Décollage d’un Mirage 2000 (crédit : DICOD / EMA – archives)

(B2) Deux Mirage 2000D de la base aérienne projetée H5 (au nord-est d’Amman en Jordanie) et quatre F16 belges ont participé à une mission de frappe « planifiée » contre un site de Daech dans la région de Mossoul dans la nuit du 5 juillet, annonce l’état-major de l’armée française le 8 juillet. Ils ont « frappé simultanément plusieurs bâtiments d’un vaste site servant à fabriquer et à stocker des bombes artisanales ».

La veille, lundi (4 juillet), cinq avions — deux Mirage 2000D et un Atlantique2 de la base de Jordanie  et deux Rafale stationnés dans le golfe arabo-persique — avaient réalisé plusieurs frappes au sud-est de Mossoul.  Les deux Mirage 2000D et un Rafale ont « dans un premier temps frappé simultanément plusieurs bâtiments, dans lesquels les combattants ennemis se trouvaient retranchés ». Après un ravitaillement en vol, les Mirage 2000D ont ensuite « illuminé des cibles dans la même zone au profit de l’Atlantique2 et d’un Rafale ». Ceux-ci ont, à leur tour, « pu procéder à deux tirs ».

L’opération Chammal – nom de code de l’engagement français contre Daech en Irak et Syrie – mobilise aujourd’hui 1900 militaires selon les sources officielles, 14 avions de chasse de l’armée de l’Air (6 Rafale, 5 Mirage 2000D et 3 Mirage 2000N), un avion de patrouille maritime Atlantique2 de la Marine nationale ainsi que des « capacités renseignement, de commandement, de contrôle et de ravitaillement », une centaine de militaires à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes. Coté maritime, c’est la frégate de défense aérienne Forbin (D-620) qui est présente en mer Méditerranée depuis mai.

(NGV)