Force de réaction rapide de l’UE. L’Eurocorps d’astreinte à partir du 1er juillet

(Crédit: Eurocorps)
(Crédit: Eurocorps)

(BRUXELLES2) L’Eurocorps va servir officiellement de quartier général (FHQ) de la force de réaction rapide de l’UE (battlegroup) au second semestre (1). La cérémonie de certification a eu lieu ce jeudi 2 juin, après six mois de préparation. C’est une première pour cet organe multilatéral qui cherche à se rapprocher, de plus en plus, de l’UE. Lire: L’Eurocorps cherche à mieux coopérer avec l’UE. Une lettre d’intention

D’astreinte pendant 6 mois

L’Eurocorps prendra, en effet, l’alerte « EUBG » (EU Battlegroup dans le jargon européen) à partir du 1er juillet, pour une période de 6 mois. Selon nos informations, il pourrait même prolonger l’expérience et rester le FHQ pour le battlegroup du 1er semestre 2017. En cas de déploiement, une possible mission serait d’apporter un soutien à la sécurisation d’une zone limitée, comme cela avait été (initialement) pensé pour la Centrafrique (Lire : Battlegroup pour la Centrafrique ? Comment Cathy a dit stop !

Le général Pfrengle aux commandes 

C’est un général allemand, le général Franz Xaver Pfrengle qui est à la tête de cette unité multinationale. Pendant la préparation, c’est un déploiement en Afrique qui a servi de scénario. Une possibilité pour laquelle Pfrengle est particulièrement bien préparé. Il rentre tout juste de Bamako où il a commandé la mission de formation de l’armée malienne (EUTM Mali). L’UE ne peut pas être une usine de GTIA maliens (général Pfrengle)

(Crédit : Eurocorps)
Le général espagnol Alfredo Ramírez, chef de l’Eurocorps, remet l’insigne du battlegroup de l’UE à son second, le général Pfrengle (Crédit : Eurocorps)

Prêt au déploiement 

Après des exercices testant les procédures et la coopération entre les différentes nations au sein du quartier-général à Strasbourg, la réaction réelle sur une variété d’incidents a été la dernière étape vers la certification. A Bergen (Allemagne), pendant deux semaines, l’exercice « European Spirit 16 » a réuni 2600 participants. Les militaires se sont entrainés à toutes sortes de situations : la sécurisation de zone, notamment lorsqu’un convoi est stoppé ; les évacuations médicales (Medevac) par air et terre ; la détection et le traitement de zones contaminées ; et l’intervention pour séparer des parties, en cas d’affrontement. 

(Crédit: Eurocorps)
L’exercice s’est voulu le plus réaliste possible, avec tirs de mortiers, interventions d’hélicoptères et déploiement de chars de combats (Crédit: Eurocorps)

(Leonor Hubaut)

(1) La force est conduite par l’Allemagne comme nation-cadre et comprend l’Autriche, la République tchèque, l’Irlande, la Croatie, le Luxembourg, et les Pays-Bas. Le Quartier général d’opérations désigné est celui de Potsdam (Allemagne)

Lire aussi : Ces très chers battlegroups, vraiment inutilisables ?

Leonor Hubaut

© B2 - Bruxelles2 est un média en ligne français qui porte son centre d'intérêt sur l'Europe politique (pouvoirs, défense, politique étrangère, sécurité intérieure). Il suit et analyse les évolutions de la politique européenne, sans fard et sans concessions. Agréé par la CPPAP. Membre du SPIIL. Merci de citer "B2" ou "Bruxelles2" en cas de reprise Leonor Hubaut est journaliste. Diplômée en relations internationales de l'Université Libre de Bruxelles (mention mondialisation). Elle couvre pour B2 le travail du Parlement européen, les missions de la PSDC et les questions africaines. Spécialiste du Sahel.