Syrie. Des détails sur le massacre de Deïr el-Assafir

(B2) Dans une lettre transmise au conseil de sécurité par l’ambassadeur de France à l’ONU, le représentant de l’opposition syrienne, Riyad Hijab, a dénoncé le massacre commis le 31 mars dernier par les forces du régime Assad contre la population civile du village de Deïr el-Assafir, dans la Ghouta orientale. Une claire violation de la cessation des hostilités, à l’écouter. Au final, « 33 morts (dont 11 enfants), et plus de 60 blessés dans les hôpitaux de campagne, dont plusieurs dans un état grave ». Des missiles ont été tirés « contre l’école, l’hôpital et le centre de la défense civile de Deïr el-Assafir ». Des raids aériens ont suivi « visant les équipes de secours et de la défense civile qui se rendaient sur les lieux, ce qui a alourdi le bilan des victimes, parmi les civils et les secouristes ». Parmi les morts, on dénombre 11 enfants, comme un secouriste de la défense civile (ce qu’on appelle les “casques blancs”) et deux agents de police.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).