3 militaires de Barkhane blessés gravement au Mali. Les opérations continuent (Maj2)

(crédit : DICOD / EMA)
(crédit : DICOD / EMA)

(B2) Trois militaires français des forces spéciales ont été blessés au nord du Mali, mardi (13 octobre) en fin d’après-midi. Ils étaient engagés dans l’opération française anti-terroristes au Sahel « Barkhane ». Leur « véhicule a sauté sur une mine » indique le service de presse des armées. Les trois militaires qui étaient à bord « ont été grièvement blessés. Ils ont été évacués en France dans la nuit de mercredi à jeudi ».

Une opération de contrôle des points de passage

On apprend également que 40 militaires français, avec 210 militaires des FAMA (les Forces armées maliennes) et 90 soldats des FAN (Forces armées nigériennes), ont mené durant les premiers jours d’octobre une opération dénommée Djiguifa, à la frontière malienne et nigérienne. Objectif : « contrôler les zones de passage susceptibles d’être employées par des groupes armés terroristes ». Cette opération « planifiée par les armées nigériennes et maliennes » précise-t-on côté français s’est déroulée sur une assez vaste zone d’action = « 11 700 m2 ». Elle a été conduite « à partir du poste de commandement tri-partite déployé dans le camp des FAMa à Gao ».

(Mis à jour 26.11.2015) Un blessé décédé

Un des blessés — le sergent-chef Alexis Guarato qui appartenait du Commando Parachutiste de l’Air n°10 (CPA 10) — est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi (26 novembre) des suites de ses blessures, dans l’hôpital militaire où il avait été rapatrié. « J’ai un profond respect pour le sacrifice de ce sous-officier des forces spéciales » a indiqué dans un communiqué, François Hollande. « Les soldats français, engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations Unies, accomplissent avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes ». Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a salué « l’engagement courageux tout au long de sa carrière » du militaire et « s’associe à la peine de sa famille et de ses frères d’armes ». Le sergent-chef Alexis Guarato avait intégré les forces spéciales en 2007 et participé notamment à des opérations en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Mali.

(NGV)