Un bateau piégé au large de la Libye ? Pas de la théorie

(B2) Interpol a émis, selon le site Migrant Report, un avertissement aux pays opérant dans la Méditerranée d’être sur le qui-vive sur une tentative des militants de l’organisation de l’Etat islamique (ISIL) en Libye d’effectuer une sorte d’opération en mer au cours des prochains jours.

C’est une crainte réelle des différents services qui travaillent sur la Méditerranée aujourd’hui, surtout depuis que l’Etat islamique a pris certaines villes du rivage comme Syrte, selon les informations recueillies par B2. Il serait relativement facile d’équiper un navire lesté d’explosifs et de le diriger soit vers un navire marchand (tanker, méthanier, etc.) qui croise au large, soit vers un navire militaire. L’exemple du destroyer américain USS Cole, atteint par une embarcation piégée le 12 octobre 2000 dans le port d’Aden, est dans tous les esprits.

NB : Même si l’effet en termes militaires pourrait ne pas être très important, l’effet économique ou politique pourrait être redoutable. L’attaque sur un navire marchand aurait pour effet immédiat de limiter le passage des navires et d’augmenter de façon drastique le coût des assurances.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).