Enlèvement de 5 Tchèques au Liban : un rapt criminel ?

(B2) La disparition samedi (18 juillet) de cinq Tchèques et de leur chauffeur dans l’est du Liban est « de nature criminelle », a affirmé mercredi le ministre libanais de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, lors de sa visite à Paris. Les cinq personnes seraient deux journalistes, un avocat, un traducteur et un cinquième « dont le statut n’a pas été identifié mais qui serait, selon une source bien informée, une personnalité sécuritaire haut placée visitant le Liban pour la première fois sous le couvert de l’anonymat », selon le quotidien L’Orient le Jour.

Le quotidien de Beyrouth indique que « selon des informations non confirmées », cet enlèvement pourrait être lié « à l’affaire Ali Taan Fayad, un Libanais placé en détention provisoire en République Tchèque depuis 2014 à la demande des États-Unis ». Les cinq personnes auraient disparu dans le village de Kefraya, dans la vallée de la Békaa. Elément troublant : leurs passeports, sacs de voyage et caméras auraient été retrouvés dans le taxi (de type Kia) du frère de Fayad, Mounir Saëb Taan. Ali Taan Fayad a la nationalité ukrainienne et aurait occupé le poste de conseiller de l’ancien ministre ukrainien de la Défense pour le Proche-Orient, sous Viktor Ianoukovitch.

Une réunion de crise a eu lieu à Prague vendredi (24 juillet), selon l’agence Radio Prague. Le ministre des Affaires étrangères Lubomír Zaorálek a indiqué que l’hypothèse de l’enlèvement, reste « une piste parmi d’autres ».

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