Une centaine de ressortissants évacués du Yémen par la Royale

(crédit : Marine nationale / EMA)
(crédit : Marine nationale / EMA)

(BRUXELLES2) Trois navires français ont participé dimanche (5 avril) à l’évacuation de 63 ressortissants – français, européens et étrangers – qui se trouvaient pris au piège du conflit civil à Aden, au sud du Yémen.

C’est l’Adroit (P-725), un patrouilleur hauturier déployé en océan Indien pour la mission européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta ainsi que la frégate légère furtive Aconit (F-713), engagée dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2015, qui ont été au plus près pour recueillir les ressortissants, dépêchant des embarcations rapides (RHIB) pour aller récupérer à terre les ressortissants. Gageons que les forces spéciales n’étaient pas très loin…

Une opération menée en deux temps. Premièrement, après avoir mis à terre des « éléments de sécurisation », les embarcations rapides de l’Adroit ont récupéré un premier plan de 25 ressortissants – dont 23 Français et 13 enfants. Entamé vers 6h (heure de Paris), le transfert s’est achevé vers 09h00. Ils ont, ensuite, été transférés par hélicoptère, sur le Dixmude (L-9015), un des bateaux de projection et commandement ou BPC de la marine nationale, qui était resté au large. Dans un deuxième temps, au milieu de la matinée, une seconde opération a débuté avec l’Aconit. Ce sont les vedettes des gardes-côtes yéménites qui ont transporté entre le port d’Aden et la frégate 38 ressortissants de différentes nationalités.

La veille, samedi (4 avril), dans l’après-midi, 44 ressortissants avaient déjà été évacués par le Dixmude, du site de Balhaf, dans l’est du Yémen, directement vers le Dixmude, grâce à l’EDAR de bord (Engin de débarquement amphibie rapide).

L’Adroit a ensuite repris sa place au sein de la force EUNAVFOR qu’il venait tout juste de rejoindre fin mars. Tandis que la frégate Aconit faisait route vers Djibouti en compagnie du Dixmude qu’il devait atteindre ce dimanche soir (5 avril), selon l’Etat-Major des armées. Une opération d’évacuation des ressortissants (Resevac) assez familière à ces deux navires, puisqu’elle était un des thèmes de l’exercice Spartiate pratiqué ensemble, en février dernier. La France, par sa présence permanente à Djibouti, avec les FFDJ, se retrouve ainsi aux premières loges d’un nouveau conflit.

(NGV)

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).