Des responsables européens refoulés à Moscou

(B2) Plusieurs responsables européens  —dont Sandra Kalniete, ancienne ministre des Affaires étrangères de Lettonie et aujourd’hui eurodéputée (PPE) — se sont vus refusés l’entrée du territoire russe pour assister aux funérailles de Boris Nemtsov, l’opposant russe assassiné vendredi (27 février) à deux pas du Kremlin. Une réplique aux mesures restrictives prises par l’Union européenne, souligne-t-on à Moscou. Non, répond-on à Bruxelles.

Des différences avec les sanctions européennes

« Les restrictions de voyage par la Russie sur certains individus européens sont appliquées sans le moindre élément du raisonnement ou d’avertissement préalable de leur mise en oeuvre à qui ils s’appliquent. Cela contraste très fortement avec la manière dont les restrictions de voyage de l’UE pour les citoyens russes ont été appliquées. » souligne le président du Parlement européen, Martin Schulz, qui entend demander des « explications » à Moscou.

Moscou appuie sur tous les boutons

« Le refus répété et arbitraire de l’entrée sur le territoire russe de parlementaires élus, constitue un affront aux relations UE-Russie et au travail des institutions démocratiques » ajoute-t-il. Cet acte est « doublement grave (car) dans ces moments qui appellent à la retenue et à la bonne volonté, l’administration russe continue à appuyer sur tous les boutons qui vont dans le direction opposée à la désescalade ».

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).