L’Egypte achète le Normandie, l’équipage du Provence débarqué. Explication

L'équipage du Normandie lors de la Mise à l'eau FREMM Normandie à Lorient avec Pierre Moscovici (à g.) alors ministre de l'Economie et des Finances et le ministre de la Défense, J.Y. Le Drian (au milieu) © Marine Nationale P. Dagois)(B2) Quand l’Egypte achète, c’est rapide. Et elle veut être livrée en express. Pour permettre de livrer aussi rapidement que possible la frégate FREMM prévue au méga-contrat signé avec Le Caire, il a fallu donc innover. Et la marine chambouler tous ses plans…

Rapide pour conclure

Cette opération de vente s’est « concrétisée dans un laps de temps très court, non compatible avec les procédures habituelles et la mise en chantier d’un bâtiment nouveau » confirme-t-on au ministère de la défense. La seule solution pour assurer une livraison dans les temps a, dès lors, consisté à livrer à l’Egypte… l’une des FREMM initialement destinées à la Marine nationale, actuellement en armement à Lorient et propriété de DCNS : la frégate Normandie. Ce qui n’est pas sans conséquence en cascade dans la marine. Car le navire, avec son équipage est en passe de finaliser sa période d’essais en mer.

Un effet domino

De fait, dès la signature du contrat, l’équipage actuel de la Normandie va être tout simplement transféré sur la Provence. Le navire va devenir plus breton que provençal puisque son port de rattachement sera désormais à … Brest, le « d’assurer la remontée en puissance des capacités de lutte anti-sous-marine sur la façade Atlantique ». Quant à l’actuel équipage de la Provence, il est débarqué et passera sur le Languedoc actuellement en fin de construction pour en terminer l’armement. L’arrivée des frégates FREMM dans les forces va ainsi être retardée de plusieurs mois. Les frégates anti-sous marines (FASM) Montcalm et Jean de Vienne, vont jouer les prolongations : un an de plus ! Les dates de retrait du service actif sont ainsi repoussées respectivement à 2017 et à 2018.

(NGV)