Les premiers pas de Miss Mogherini. Son mot d’ordre : Be creative !

Le staff du Service diplomatique européen réuni autour de Miss Mogherini (crédit : SEAE / CE)
Le staff du Service diplomatique européen réuni autour de Miss Mogherini (crédit : SEAE / CE)

(BRUXELLES2) Federica Mogherini, la nouvelle Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a démarré aussi sec la nomination acquise. « Prête à commencer » c’est d’ailleurs le premier message qu’elle a affiché sur son site web.

Le commencement d’une histoire…

« Aujourd’hui, nous commençons une nouvelle histoire » énonce-t-elle. « Les cinq prochaines années seront difficiles. Nous sommes tous bien conscients des difficultés qui nous attendent. Notre partie du monde est confrontée à l’une des périodes les plus complexes de notre histoire récente ». Mais « Je crois que nous avons tous les outils et la capacité pour surmonter ces temps de tensions et de crise, et construire la paix, la stabilité et la prospérité dans toute l’Europe. »

A nous d’agir !

Un message assurément optimiste et volontariste. « C’est à nous d’agir » explique-t-elle. « Et nous avons de grandes opportunités aussi. Une vision, une volonté politique et un travail d’équipe peuvent nous faire façonner un meilleur avenir. Non seulement pour l’Europe, mais pour le reste du monde. (…) Nous sentons (toute) la responsabilité de faire que ce rêve européen devienne réalité. Des générations d’Européens attendent de nous un nouveau départ. Alors, prêt à commencer! » conclut-elle.

Be creative !

Un message qu’elle a répété, lundi, dans un amphithéâtre du bâtiment Charlemagne, devant les membres du service diplomatique européen (SEAE), avec un enthousiasme qu’on n’avait que peu connu jusqu’ici. Accompagné de toute son équipe, notamment Stefano Manservisi, son chef de cabinet, et Pierre Vimont, le secrétaire général du SEAE, elle a exhorté « ses troupes » à « penser avec un esprit ouvert, à proposer de nouvelles approches » « Soyez créatifs ! ». « Think with an open mind, be creative » leur a-t-elle lancé.

Face aux défis du monde, une seule méthode : agir ensemble

« Le monde fait face à beaucoup de défis. Mais nous n’avons pas d’autre choix que de nous confronter à eux et de trouver des solutions. La seule façon de résoudre tous (ces) défis (…) est de travailler ensemble » a-t-elle ajouté. Un principe qui doit devenir une méthode de travail. Nous « formons tous une même équipe » (…) « L’UE doit (apprendre) à travailler ensemble, à maximiser le travail d’équipe et la coopération entre les institutions. »

L’expertise et la compétence du SEAE : un « plus »

Et, sur ce point, le Service diplomatique peut « offrir beaucoup, en termes de compétence et d’expertise » a-t-elle précisé, avant de rendre un hommage au « réseau efficace » des délégations, brossant aussi dans le sens du poil tous les participants (nombreux d’après les témoignages recueillies). « Cette salle pleine (le prouve), nous pouvons compter sur la quantité et la qualité ».

Commentaire : Un compliment de circonstance sans nul doute mais pleinement justifié à mon sens. Le Service diplomatique européen qui a eu quelque difficulté à se mettre en place (la rançon du plâtre à poser et à essuyer), et ronronnait jusqu’à là (quand il ne grinchait pas) peut, sous une férule plus dynamique, se mettre à rugir. Car il y a nombre de compétences « endormies ».

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi sur le Club :

 

 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).