Oui il y a une agression russe, c’est clair (Mogherini)

© NGV / B2
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(BRUXELLES2) La future Haute représentante et toujours ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, était mardi au Parlement européen pour ce qui ressemble clairement à une pré-audition. Plus de deux heures de discussion avec les eurodéputés.

A la sortie de l’hémicycle, Federica Mogherini a encore accepté de répondre à quelques questions de journalistes (à vrai dire 3 en tout). Pour B2, la question principale était, bien entendu, l’Ukraine. Nous avons demandé à Federica Mogherini de préciser comment elle qualifiait la situation actuellement en Ukraine. La réponse est claire.

Une agression auquel il faut répondre

« La situation sur le terrain devient de plus en plus dramatique. Nous parlons d’une agression. Nous avons besoin de répondre d’une manière forte à cela. »

L’objectif : une solution politique

Mais elle a ajouté aussitôt « cette pression a un objectif : trouver une solution politique. Les sanctions ne sont qu’une partie de la stratégie politique. »

Une petite lumière dans le brouillard

« Actuellement le groupe de contact prépare une réunion. C’est une petite lumière dans un complet brouillard. Ce que j’espère c’est que nous puissions faire grandir cette petite lumière et faire reculer le brouillard.»

Aller vite sur les sanctions

Se dédouanant par avance de toute mollesse, elle a expliqué vouloir aller vite et de façon déterminée. « Nous voulons, en tant que présidence italienne — le Coreper est placé sous notre présidence —, mettre en place aussi vite que possible le § 12 des conclusions du Sommet (NB : c’est-à-dire le renforcement des sanctions). »

(Nicolas Gros-Verheyde)

A suivre : Le verbatim quasi-complet de l’intervention de la ministre sur le Club

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).