Malmström fait marche arrière

Malmstrom@E140711(BRUXELLES2) Interrogé lors de la présentation du rapport sur l’immigration et les stéréotypes, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström s’est exprimée sur l’opération sur la Libye et l’opération Frontex.

Plus de coopération avec la Libye

« Il est clair qu’avec les États membres et l’Union européenne, nous voulons renforcer les relations avec le pays car le pays traverse une situation difficile. S’il y a une conférence sur l’immigration à l’automne, je pense que c’est une bonne idée, nous allons étudier ces conclusions plus en détails pour voir comment nous pouvons renforcer la coopération avec la Libye ».

L’opération ne peut-être la solution 

La commissaire rappelle que « Frontex est une petite agence pour coordonner les opérations en Méditerranée. C’est une petite agence avec un petit budget. Du reste, son rôle s’est déjà épaissi. Mais ne pourra pas absorber Mare Nostrum ».

Vers un Frontex plus ? 

La commissaire Malmstrom en appelle aux Etats : « Si les Etats veulent une opération européenne, ils devront mettre la main à la pâte. Nous sommes en contact très régulier, quasi-quotidien, avec nos interlocuteurs italiens, maltais, pour connaître de quoi ils ont besoin en termes de navires, d’équipages et de ressources. Et dès que nous aurons plus d’informations, une idée, l’Italie et d’autres pays comme Malte, on sonnera à la porte d’autres Etats membres ».

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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