La flotte ukrainienne en Crimée, c’est fini

Le Cherkasy attaqué
Un autre navire sous attaque de grenades assourdissantes

(BRUXELLES2) Le dernier navire de la flotte ukrainienne en Crimée a baissé pavillon. Attaqué d’abord par des hélicoptères Mi-35 qui ont lancé des grenades assourdissantes, puis par des canots à moteur, le Cherkassy (U-311), un dragueur de mines a été capturé par les forces russes en fin de journée. Il a ensuite remorqué à quai par le Kovel, note le journal Ukrainska Pravda. La veille, lundi, le navire de débarquement Kostiantyn Olshansky (U-402), fabriqué en Pologne aux ateliers navals de Gdansk en 1985, avait été également capturé. Les menaces et autres déclarations n’ont pas modéré la détermination russe qui a décidé d’en finir le plus rapidement possible avec les « emprises » ukrainiennes en Crimée. Il faut maintenant déterminer ce qu’il advient de ses bateaux. Seront-ils rendus à l’Ukraine, ou conservés dans la flotte de la mer noire. Une sorte de retour à la case départ pour la plupart de ces navires, sauf le Ternopil qui est le plus récent de la flotte ukrainienne puisque construit en 2006. Lire aussi : Devenir russe ou quitter le navire, le dilemme des marins ukrainiens…

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).