Olli Rehn persiste et signe : il faut augmenter le prix de l’électricité en Ukraine

(© NGV / B2)
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(BRUXELLES2) Olli Rehn poursuit son combat pour la suppression des subventions aux services publics, urbi et orbi. Répondant à une question de mon collègue du Monde, aujourd’hui, lors du point de midi, il a confirmé que la réforme du système de prix de l’énergie fait partie des réformes exigées de l’Ukraine par le FMI et l’Union européenne, au titre de leur programme d’aide.

« Nous sommes bien conscients qu’il pourra y avoir des conséquences politiques et sociales. Et nous avons demandé que la notion de justice sociale et d’aide aux plus démunis soit prise en compte pour compenser les conséquences de cette augmentation de prix. » Mais il ne semble pas question de revenir sur cette condition. « L’électricité est subventionnée par l’Etat. Et c’est une contribution au rétablissement des finances publiques » a-t-il ajouté.

Commentaire : cette persistance dans certains principes peut être, encouragée ou critiquée (selon les avis), dans l’absolu. Il y a effectivement un problème de prix de l’énergie, de gaspillage de certaines ressources dans certains pays habitués à l’énergie peu chère. Mais dans la situation où est l’Ukraine, où sont les relations internationales de l’UE avec la Russie, poser ce genre de conditions n’est pas vraiment de la prime urgence, à moins de vouloir provoquer dans la population un mouvement visant à critiquer le nouveau gouvernement en place. L’imbécilité est reine…

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).