Le « j’accuse » d’un prince arabe à Münich

(crédit : MSC / B2)
(crédit : MSC / B2)

(BRUXELLES2) Le prince Turki Al Faisal bin Abdulaziz Al Saud (*) de l’Arabie saoudite a marqué les débats dimanche matin à Münich, lors de la conférence sur la sécurité.

Citant Emile Zola, et reprenant son « j’accuse », celui qui a été en son temps directeur des services de renseignement de l’Arabie saoudite a pointé le doigt sur le régime de Bachar. « Je l’accuse de génocide et crimes contre l’humanité ». Durant plusieurs minutes, il a répété ce « j’accuse » arabe, envers les Etats soutiens de ce crime « l’Iran » tout comme « la Russie », ainsi que « la Chine qui suit la Russie ». Dans cet inventaire, il n’a pas aussi négligé la communauté internationale et l’Occident en particulier qu’il a accusé d’inaction et « d’indifférence ». A une « exception : la France » a-t-il cité…

(*) Membre de la maison des Saud, la maison royale en Arabie Saoudite, le prince préside le King Faisal Center for Research and Islamic Studies. Il a été directeur des services secrets d’Arabie Saoudite jusqu’à 2001.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).