Grandes manoeuvres russes : un exercice « surprise » qui n’est pas surprenant

(crédit : ministère russe de la Défense)
(crédit : ministère russe de la Défense)

(BRUXELLES2) Les forces armées russes viennent tout juste de décider une « inspection soudaine » mais « exhaustive de la préparation au combat des troupes » de la région militaire de l’Ouest et du Centre. Toutes régions qui bordent l’Ukraine.

Total hasard sûrement. « Sur ordre du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, commandant suprême des forces armées, (…) les troupes de la région militaire de l’Ouest, et toutes les unités militaires (comme celles) de la région militaire centrale » ont été mobilisées pour cet exercice « surprise ». « La défense aérospatiale, les troupes aéroportées, les avions de transport militaire » sont aussi de la partie. Ces manoeuvres impliqueront « 150.000 membres des forces armées, jusqu’à 90 avions, plus de 120 hélicoptères, 880 chars, plus de 1.200 véhicules militaires et jusqu’à 80 navires ».

En parallèle, se tiendront des exercices tactiques bilatéraux avec des formations et des unités militaires de la flotte du Nord et de la Baltique. Une partie des forces aériennes de l’Armée de l’Air et du 1er Commandement de la défense aérienne sera transférée sur les aérodromes opérationnels. Objectif : « tester la capacité des troupes à réagir face à des situations de crise menaçant la sécurité militaire du pays, comme des actes anti-terrorisme, une crise sanitaire et épidémiologique ou d’origine humaine ». Cet exercice se prolongera jusqu’au 3 mars. Et les forces seront de retour dans leur casernement « le 7 mars » précise le communiqué du ministère de la Défense.

Mais le ministre de la Défense, le général Sergueï Choïgou, a entendu prévenir tout écart. « Pendant l’exercice, le strict respect des exigences de sécurité, la sécurité des armes et des munitions (sera assuré) afin d’exclure tout dommage causé à l’Etat, à la propriété privée et prendre des mesures pour prévenir les impacts négatifs sur l’environnement ». Nous sommes rassurés !