4 sièges pour l’Europe au Conseil de sécurité. Un peu trop ?

(BRUXELLES2) Si la réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies est un vieux serpent de mer international, il faut s’attendre à des moments difficiles pour les pays européens. Aujourd’hui sur 15 membres, l’Europe occupe 4 sièges, dont 2 disposent du droit de veto. Un poids très important mais qui ne correspond plus vraiment aux réalités stratégiques du moment.

Ce quel que soit le point de vue d’où on se place — population, poids des forces de sécurité ou de maintien de la paix déployées dans le monde, et surtout volonté de peser sur le destin du monde — l’Europe ne représente plus aujourd’hui un quart du monde. Il faut le reconnaitre…

Si l’Europe veut un tant soit peu défendre sa place dans ce concert international, elle devra reconsidérer les enjeux de sécurité à la lumière de ces batailles politiques à venir. Soit elle réinvestit dans la sécurité, pour avoir et garder toute sa place dans le monde. Soit elle traduit ses paroles en actes en faisant de la place au Conseil de sécurité aux nouveaux venus.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).