Un pistolet Glock avait déjà été volé (crédit : Glock)
Un pistolet Glock avait déjà été volé (crédit : Glock)

(BRUXELLES2, exclusif) Les gardes privés (de Argus) qui assurent la protection de la mission EUBAM Libya (la mission de surveillance aux frontières) ne seraient pas seulement fait volé une arme (un Glock 17) lors d’une attaque d’un de ses gardes dans une station service (version officielle) Lire  : Quelques armes disparues en Libye… Ca arrive. Ils auraient également, selon nos informations, subi une autre perte, un peu plus grave, quelques semaines plus tard. Un fait resté curieusement assez discret.

Cela se serait produit lors de l’enlèvement du Premier ministre à l’Hotel Corinthia, le 10 octobre dernier par des milices. Certains attaquants auraient fait irruption dans le local du watchkeeper (la salle de veille) et auraient raflé ce qui se trouvait. Différents matériels dont une arme. Cette arme qui ne serait pas un simple pistolet mais une arme plus puissante se trouvait, apparemment dans la salle et non dans un coffre-fort comme prévu par la réglementation. Les attaquants n’ont eu qu’à se servir. Le seul gardien qui était présent dans la pièce n’a rien pu faire. Caramba !

(MAJ) Le porte-parole de la Haute représentante a démenti la totalité de ces faits. Cependant à des confrères de la radio néerlandaise, il aurait tenu une autre version confirmant le vol de deux gilets pares-balles appartenant à Argus Security mais démentant le vol d’une arme. Le chef de mission EUBAM Libya, Antti Hartikainen, qui était devant le Parlement européen n’a pas mentionné cet incident.

A suivre sur le Club : un drôle de contrat pour la sécurité d’EUBAM Libya

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).