50 millions d’euros pour la MISCA

(BRUXELLES2) La Commission européenne a débloqué 50 millions d’euros pour soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), a annoncé aujourd’hui le porte-parole du Commissaire au développement de l’Union européenne Andris Piebalgs. Ce qui confirme nos informations publiées il y a deux semaines (lire : Centrafrique. Une initiative européenne est-elle possible ?).

La Facilité de Paix mobilisée

Cet appui financier européen devrait être mobilisé via la Facilité de Paix pour l’Afrique (qui fait partie du Fonds européen de développement ou FED). Les 28 ambassadeurs du COPS, le Comité politique et sécurité de l’UE, ont répondu positivement à la demande de l’Union africaine (adressée le 21 novembre dernier). NB : Selon nos informations, cet argent provient des montants non utilisés pour la Minusma au Mali.

Indemnités des soldats et équipements de soutien

Le financement européen devrait couvrir les coûts « des indemnités, de l’hébergement et de l’alimentation des troupes déployées sur le terrain », mais pas les coûts directement militaires « Les coûts relatifs aux équipements militaires ne sont jamais couverts » a détaillé le porte-parole du commissaire Piebalgs. En revanche, « les salaires du personnel civil de la MISCA et divers coûts opérationnels tels que le transport, les moyens de communication ou les services médicaux devraient également être pris en charge ». Un soutien « essentiel au bon fonctionnement de la mission » souligne-t-on.

Des projets de développement jamais totalement interrompus

La coopération au développement de l’UE ne devrait pas être en reste. Elle « n’a jamais été suspendue en RCA » précise-t-on à la Commission. « Des projets d’entretien routier, la reprise en main de la gestion des finances publiques et le rétablissement d’une police opérationnelle qui protège la population » sont parmi les « priorités » de la coopération européenne. Des projets, pour un montant d’environ 23 millions d’euros « sont en cours de préparation et doivent être décidés avant la fin de 2013 ». La priorité immédiate, « une fois la sécurité rétablie, sera d’accompagner le processus de transition vers le rétablissement d’institutions démocratiques et la prestation des services sociaux de base aux populations ».

Commentaire : quant aux battlegroups européens, (on) « réfléchit » toujours… Article à suivre!

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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