Renouveler notre engagement sur la PSDC (C. Ashton)

Herman & Cathy (crédit : Conseil de l'Union européenne)
Herman & Cathy (crédit : Conseil de l’Union européenne)

(BRUXELLES2) La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères a adressé en fin de semaine à Herman Van Rompuy son rapport sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Rapport qui sera une des contributions au sommet européen de décembre consacré à ce sujet avec la communication de la Commission européenne publiée en juillet. « Ce débat entre Chefs d’Etat et de gouvernement vient juste à propos » écrit Lady Ashton dans sa lettre d’accompagnement, qu’elle a bien voulu nous faire parvenir, ainsi que le rapport (celui-ci sera détaillé dans le Club).

L’interdépendance européenne est un fait

« Le contexte géostratégique changeant, les défis de sécurité qui augmentent et les restrictions continuelles aux budgets de défense nationale – alors que les autres parties du monde augmentent les dépenses – indiquent bien le besoin d’un débat stratégique au plus haut niveau politique. L’augmentation de l’interdépendance européenne devient une réalité. Et nos politiques, maintenant, ont besoin de tenir compte de ce fait » (*).

Nous devons « être capable d’agir »

« Nous devons être capable d’agir, à travers la PSDC, comme un fournisseur de sécurité dans le voisinage et à un niveau international. Pour être crédible, des capacités et l’engagement des Etats membres sont nécessaires. Une base industrielle forte, innovatrice et durable, est nécessaire pour fournir de telles capacités. Et ceci doit être clairement communiqué aux citoyens ». Au sommet de décembre, conclut-elle, la bonne volonté des Etats membres à faire des engagements concrets sur des projets en coopération sera un facteur de succès crucial. Et d’annoncer que ce sommet ne sera qu’une étape.

La défense ne peut être le sujet d’un jour

« Il y a un large consensus parmi les ministres de la Défense et des Affaires étrangères qu’un processus de suivi solide du Conseil européen devra être mis en place. Et il serait approprié pour le Conseil européen de régulièrement se pencher sur les questions de sécurité et défense, dans l’objectif de suivre les progrès, soutenir le « momentum » et fournir un « impetus » renouvelé ». On sait qu’à Vilnius, l’hypothèse d’un suivi par le Sommet tous les deux ans a été évoqué.

(*) Texte en anglais. Traduction maison 😉

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).