L’opposition syrienne doit s’asseoir à la table de négociation

Les ministres slovaque, croate et autrichien des Affaires étrangères, Lajack, Pusic, Spindelegger (Crédit : Conseil de l'UE)
Les ministres slovaque, croate et autrichien des Affaires étrangères, Lajack, Pusic, Spindelegger (Crédit : Conseil de l’UE)

(BRUXELLES2 à Luxembourg). L’annonce du Conseil National Syrien de ne pas participer à la conférence de paix Genève 2 ne ravit pas vraiment les ministres des Affaires étrangères des « 28 ». On peut même dire qu’elle les préoccupe. Réunis à Luxembourg ce lundi (21 octobre), ils n’ont ainsi pas ménagé leur peine, demandant sur tous les tons « à la Coalition nationale de la Révolution syrienne et (aux) forces d’opposition (de) jouer un rôle de premier plan lors des négociations (…) et de participer activement à la conférence » (comme le rappellent les conclusions).

« Il faut qu’il soit clair que nous les attendons à la conférence de paix de Genève » insiste le britannique William Hague. « J’espère que ce sera une part importante du processus politique en Syrie ». « Il faut des progrès concrets » et éviter qu’il y ait un « fauteuil vide » renchérit le ministre autrichien Michael Spindelegger. Pour le Suédois Carl Bildt, « l’effort européen est important face à l’afflux massif de réfugiés et aussi dans la lutte contre les armes massives, mais rien de tout cela ne va aider ici. La conférence de Genève est l’unique solution ».

Prévue le 23 novembre, le processus est encore long avant la conférence dite Genève II. Les Européens se veulent donc pas ménager les efforts pour contribuer à créer les conditions rendant possible sa tenue. Une réunion est prévue à Londres, ce mardi (22 octobre), réunissant les pays « amis de la Syrie » et l’opposition syrienne.