Quelques armes disparues en Libye… Ca arrive (maj2)

(BRUXELLES2, exclusif) Qu’une arme disparaisse ou soit perdue, cela peut arriver. Quand c’est par un professionnel, c’est plus embêtant. Surtout quand se passe en Libye. Et pourtant, c’est ce qui est arrivé apparemment aux gardes privés de Argus qui assurent la sécurité des quelque 45 Européens d’EUBAM Libya (la mission de surveillance aux frontières) à Tripoli et les accompagnent quand ils font des visites dans le pays : une certaines armes auraient ainsi « disparu », durant l’été fin septembre.

Au service de la Haute représentante, on ne confirme pas cet incident. On le dément même. Il a cependant donné lieu à un rapport d’incident, en bonne et due forme, qui est remonté au Siège, selon nos informations. Sous le sceau de l’anonymat, une source européenne reconnait d’ailleurs qu’il y a eu un problème. Cette affaire « est restée limitée » a-t-elle expliqué, sans vouloir donner plus de détails. « Ce n’est d’ailleurs pas la cause du changement de prestataire ». On sait effectivement qu’un appel d’offres est en cours, afin de trouver un nouveau prestataire pour assurer la sécurité de la mission. Jusqu’ici, les contrats ont été passés de gré à gré. Il s’agit maintenant de formaliser cela en recourant à l’appel d’offres, procédure en usage au niveau européen.

(Maj 19h) Voici quelques détails apportés, cette fois, de façon officielle, démentant donc le démenti, confirmant donc une partie de nos informations. « Un des gardes d’Argus aurait été attaqué par trois hommes armés, hors de ses horaires de service, à une station service. Sous la menace, il a dû leur laisser son arme ». NB : Ce qui correspond aux règles d’engagement prévus par le contrat. Il parait, en effet, hors de question, qu’un garde armé de l’UE fasse usage de son arme à feu, sauf cas de légitime défense, s’il n’est pas en mission.

A lire aussi (sur Le Club) : Un point complet sur la mission EUBAM Libya – EUBAM Libya confrontée aux difficultés. Une réflexion en cours