EUTM Mali. Un marsouin succède à un marsouin

General Bruno GUIBERT(BRUXELLES2) Le général français, Bruno Guibert, actuel chef de la 1ère Brigade mécanisée, va prendre le relais – à partir du 1er août – du général Lecointre à la tête de la mission de formation de l’armée malienne (EUTM Mali). Sa nomination a été confirmée aujourd’hui au COPS, le comité politique et de sécurité de l’UE.

Un marsouin succède à un marsouin

Le général Lecointre avait ouvert la mission en février dernier, assurant la mise en place de la formation d’un premier battaillon de soldats maliens. Une mission qui avait suscité quelque scepticisme parmi certains observateurs militaires comme européens qui trouvaient toujours matière à critiquer soit des Européens trop frileux, soit le danger ou l’ampleur de la tâche. Tel n’était pas notre point de vue à B2, tant en étudiant les différents documents (élaborés) de la mission qu’en nous rendant sur place. Et le résultat a été là, fin juin, avec la fin de la formation du bataillon des Waraba (Lion en bambara). Le second bataillon — des Helou (Elephant en tamachek) — est en cours de formation. Et ce sera la tâche du général Guibert, et de son équipe multinationale de la mener à bien.

Des paras de marine à la 1ère Brigade mécanisée

Né en 1962, diplômé de Saint-Cyr en 1981 (promotion Grande Armée), Bruno Guibert choisit alors les troupes de Marine. Il sert au 3e et 6e régiments de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) dans les fonctions de chef de section de combat puis de commandant de compagnie de combat (1984-1993). En 1993, il part à Djibouti comme officier traitant opérations – instruction – budget à l’état-major interarmées puis en 1995 est chef de section soutien/finances au commandement des organismes de formation de l’armée de Terre. Après des cours d’enseignement militaire supérieur à l’école nationale supérieure des mines de Nancy et au collège interarmées de défense à Paris, de 1997 à 2000, il rejoint le 2e RPIMa à La Réunion, comme chef du bureau opérations – instruction. En 2002, il rejoint le commandement de la doctrine et de l’enseignement militaire supérieur ; il est chef de section «études» et conduite de projets au centre de recherche opérationnelle et de simulation, avant de prendre le commandement en 2004 du 3e RPIMa de Carcassonne. En 2006, il rejoint la division plans – programmes de l’état- major de l’armée de Terre à Paris, comme chef de section cohérence capacitaire au bureau plans, puis à partir de juillet 2009 comme chef du bureau plans. Promu le 1er août 2012, général de brigade, il prend le commandement de la 1re brigade mécanisée à Châlons-en-Champagne.

Forte de 5 700 hommes et femmes, la 1ère BM, héritière de la 1ère Division blindée (qui débarqua en Provence le 15 août 1944) comprend 5 régiments — le 1er régiment d’infanterie (1er RI) de Sarrebourg, le 1er régiment de tirailleurs (1er RTir) d’Épinal, le 1er régiment de spahis (1er RS) de Valence, le 1er régiment d’artillerie de marine (1er RAMa) de Laon et le  3e régiment du génie (3e RG) de Charleville-Mézières — ainsi que 3 autres unités :  la 1re compagnie de commandement et de transmissions, un Escadron d’éclairage et d’investigation et une Batterie de renseignement brigade.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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