Amertume russe…

AlexanderGrushkoAmbassRussOtan 201306a(BRUXELLES2) L’ambassadeur russe à l’OTAN, Alexander V. Grushko a fait une intervention remarquée ce matin (27 juin) à la réunion du SecDef13 (security defence 2013).

Une dépendance réelle

Tout d’abord, il a tenu à rappeler une réalité. Malgré les apparences, « la Russie est plus dépendante de l’Union européenne que l’UE de la Russie ». Ensuite, et surtout, celui qui a été aussi ancien vice-ministre des Affaires étrangères, a regretté la manière dont est traité son pays dans les discussions avec l’Union Européenne. « Avec l’Union européenne, nous avons proposé de signer un accord global sur la sécurité et la gestion de crises. Et nous avons, juste, reçu le projet d’être associés aux opérations de gestion de crise de l’UE. (…) La façon dont nous sommes traités doit changer. Nous sommes tous exposés aux mêmes menaces (terrorisme) ».

Egal à égal, à haut niveau

Ce que revendique la Russie, c’est d’être traité d’égal à égal, à un haut niveau, et de façon régulière, pas comme un simple apporteur de solutions techniques ponctuelles. « Nous sommes un partenaire stratégique. On ne peut pas traiter comme les autres partenaires, des pays comme la Russie ou les Etats-Unis. Nous devons avoir un « vrai » partenariat » comme il l’a détaillé, dans un aparté après la réunion, à B2.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).