L’Allemagne confirme sa participation dans la FINUL maritime

(crédit : Bundeswehr)

(BRUXELLES2) Les militaires allemands resteront, jusqu’à fin juin 2014, dans l’opération FINUL « maritime », destinée à sécuriser les côtes libanaises. Le Conseil des ministres allemand a approuvé mercredi (5 juin) une nouvelle prorogation du mandat. Mandat que doit encore approuver le Bundestag.

Une mission cruciale, encore plus aujourd’hui qu’hier

L’objectif de la mission est d’empêcher la contrebande d’armes vers le Liban par voie maritime, et également d’éviter tout conflit entre Israël et le Liban, voire d’améliorer les relations. Cette mission revêt aujourd’hui une dimension nouvelle « en raison des tensions politiques internes comme du conflit chez le voisin syrien » précise-t-on à Berlin.

Depuis 2006

Les forces allemandes sont engagées depuis 2006, et le début de la mission de FINUL II, avec environ 190 militaires à bord de deux navires : la Corvette «Brunswick» et la vedette « Frettchen ». La direction et le soutien contingent allemand est assuré depuis Limassol à Chypre. NB : Environ 11.000 soldats participent à la mission de la FINUL au Liban, dont environ 1.000 pour son volet naval. La force maritime est composée de cinq frégates et trois corvettes ou vedettes, fournies par la Grèce, la Turquie et l’Allemagne ; le Brésil, l’Indonésie et le Bangladesh .

Un maximum de 300 soldats

Avec le nouveau mandat, le plafond du personnel est fixé à 300 militaires (Nb : ce maximum n’est pas le chiffre engagé mais le maximum utilisable). Le coût pour le budget allemand est chiffré à 26,4 millions d’euros, attribué pour moitié à chaque exercice budgétaire (2013 et 2014).

La formation de la marine libanaise

Cette mission n’est pas la seule contribution allemande, précise-t-on au ministère de la Défense. La Bundeswehr fournit ainsi une assistance « importante » au renforcement des capacités libanaises de surveillance maritime, par la mise à disposition de bateaux, la maintenance et la formation de la marine libanaise. L’objectif est que « le gouvernement libanais puisse progressivement prendre la responsabilité de la protection des frontières maritimes ». Mais il y a encore des « lacunes » relevée dans le dernier rapport d’avancement du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, publié fin février.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).