Des pieds nickelés privés arrêtés au Sénégal

(BRUXELLES2) Ils sont quatre Britanniques, emmenés par un ex sous-marinier de la Royal Navy, Chris Enmarch. Et leur volonté était d’offrir aux pétroliers en mal de protection dans le Golfe de Guinée, leur protection contre les pirates et autres attaques de bandits de mer, qui écument les parages. Malheureusement, ils se sont fait coffrés par les Sénégalais pour « activité illégale ». C’est le Daily Mail qui raconte leur épopée.

Une vieille vedette omanaise

Les 4 hommes avaient embarqué le 17 avril, de Cornouaille, à bord du Defender, une ancienne vedette de la marine d’Oman de 127 pieds, datant du milieu des années 1970 et désarmée en 2002. Destination : le Sénégal pour « proposer aux autorités d’agir en dissuasion contre la pêche illégale » ou « d’agir contre la piraterie » (les versions diffèrent un peu suivant le moment).

Enregistré comme bateau de plaisance…

Le 23 avril, près de la station balnéaire de Los Cristianos, aux Canaries, c’est la panne. Un joint a sauté. Des officiers de la Guardia civil les accostent. Et le navire, qui est un peu « suspect », est alors escorté 50 miles jusqu’à un poste d’amarrage dans le port de l’île de Santa Cruz par un navire de guerre de la marine espagnole. Les Espagnols expliquent avoir « eu des soupçons ». Le navire qui dispose de deux canons et bat pavillon britannique est enregistré comme … bateau de plaisance !

Des canons juste pour le show !

Le capitaine a beau expliqué que les canons sur son bateau sont « justes pour le show et totalement inutilisables ». Rien n’y fait. Les Espagnols ne s’en laissent pas conter. L’inspection révèle des irrégularités dans les papiers de bord du navire et de l’équipage ainsi que des déficiences en matière de sécurité. Une amende de 40.000 euros est infligée. Le pavillon est confisqué. Et ordre est donné de rester au port de Tenerife. Le 31 mai, profitant que les gardes espagnols sont occupés ailleurs, les Britanniques filent à l’anglaise … et reprennent la mer. Avant d’être de nouveau arrêtés, quelques jours plus tard, cette fois par la marine sénégalaise. Les ex-militaires britanniques se défendent d’être des « mercenaires », juste des privés engagés dans la lutte anti-piraterie.