Les missions de la PSDC en démonstration. Allez les découvrir !

(BRUXELLES2) Si vous êtes à Bruxelles ce samedi, et vous intéressez aux missions européennes de maintien de la paix. N’hésitez pas ! La plupart des responsables de la communication et même des chefs des missions européennes de gestion de crises, civiles comme militaires, sont, en effet, présents à Bruxelles pour les journées portes ouvertes, organisées par les institutions européennes en prélude de la fête de l’Europe, le samedi 4 mai. Ils trouveront place comme à l’accoutumée dans l’atrium du Justus Lipsius, le bâtiment du Conseil de l’Union européenne (place Schuman). Ouverture de 10 h à 17h.

Une politique mal connue

C’est une occasion unique de faire connaissance avec plusieurs de ces missions. Force est, en effet, de reconnaitre que malgré quelques efforts, du coté européen, c’est souvent le service minimum pour promouvoir et faire connaitre ces missions, dont le travail reste souvent non seulement méconnu du grand public mais aussi de leurs mandants. La création du Service diplomatique européen (SEAE) n’a pas vraiment entraîné d’évolution favorable. On pourrait même dire le contraire. Depuis que je suis, de près, ces questions, je constate plutôt un affaiblissement de l’effort d’information et de communication qu’une augmentation. Et quand les interlocuteurs s’étonnent du peu d’écho que ces missions rencontrent dans les médias, il ne faut pas chercher très loin…

Un effort d’information limité

Malgré l’existence d’un service du porte-parole, les missions de gestion de crises restent encore le parent pauvre de la communication du SEAE. Et B2 en est le témoin régulier. Très peu d’informations sont distillées en dehors de pâles communications officielles. Certaines questions posées restent sans réponse ou la réponse arrive si tardivement qu’en termes journalistiques cela revient au même. Même les plus simples demandes comme le CV ou biographie d’une personne nommée très officiellement à la tête d’une délégation paraissent soulever des difficultés inestimables (quand la biographie officielle n’est pas « caviardée » !). Et, à chaque précision supplémentaire, on a l’impression d’être en position du dentiste qui va arracher une grosse molaire… sans anesthésie ! Les conférences des ambassadeurs de l’UE ou réunions des chefs de mission de l’UE se déroulent souvent dans une discrétion, recherchée. Quant aux visites « sur le terrain », elles sont inexistantes ou tournent au « flop » … Aussi quand certains s’étonnent du manque d’information sur l’Europe de la Défense, il ne faut pas s’en étonner. Car — j’en suis le témoin régulier —, les médias sont plutôt demandeurs d’information…

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).