Dernières nouvelles de la piraterie (26 mai 2013)

(BRUXELLES2) Un avis d’alerte a été lancé par les forces maritimes anti-piraterie signalant une « augmentation » des approches suspectes sur des navires marchands, la majorité située le long des côtes ouest du golfe d’Aden. Mais après visite de ces embarcations suspectes, les militaires ont été « incapables de confirmer (si) les skiffs ou petites embarcations avaient bien tout l’attirail des pirates », en particulier les échelles d’embarquement.

(crédit : marine Néerlandaise)

Relève néerlandaise pour Ocean Shield

La frégate de défense polyvalente néerlandaise HNLMS Van Speijk (F-828) arrive dans l’Océan indien pour participer à la mission de lutte contre la piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Elle avait quitté le port de Den Helder le 12 mai, avec 168 militaires à bord, dont une équipe d’infanterie de marines chargés d’inspecter les bateaux suspects ou d’arrêter d’éventuels pirates. Le HNLMS Van Speijk est la « première frégate polyvalente modifiée (M frégate) à être déployée sur les opérations » précise l’Etat-Major de la marine néerlandaise. La modernisation a permis de doter ces navires d’un tout nouveau centre de commandement et un nouveau mât avec des capteurs électro-optiques modernes, permettant d’opérer de manière plus efficace dans les eaux littorales. Des modifications identiques permettront de moderniser l’autre frégate néerlandaise, Van Amstel HNLMS, ainsi que les deux frégates M en service dans la marine belge.

Une rançon a bien été payée pour le Mv Blida

L’armateur saoudien du Mv Blida, navire battant pavillon algérien, a reconnu avoir versé 2,6 millions $ aux pirates somaliens, pour la libération du navire et de ses 27 marins, selon le quotidien algérien Ennahar cité par l’AFP. Le gouvernement algérien « refusait de négocier ou de payer une rançon », a expliqué Reith Rachad Feraoun, président du Groupe Feraoun. « L’Algérie n’a pas payé un seul dinar pour cette libération. J’ai payé la totalité » a-t-il précisé, dédouanant ainsi le gouvernement algérien qui a, maintes reprises, s’est fait le chantre du refus de versement des rançons. « Je pensais aux marins, je n’avais aucun intérêt à libérer le vraquier et le ciment qui était à bord. Tout était assuré à 100% et les compagnies d’assurances allaient rembourser ». Les négociations se sont déroulé avec un intermédiaire. « J’ai négocié via un homme qui s’appelait Abou Ali ou Abou Ahmed. Après accord avec les pirates sur la somme, je l’ai payé en une fois et en liquide. (…) J’ai retiré l’argent au Liban car c’est le seul pays où l’on peut tirer une pareille somme sans obstacles. (…) Nous avons pris un petit avion et balancé l’argent au dessus du navire ».NB : certains membres du groupe de Garaad, responsable de la négociation de la rançon du navire algérien, ont été arrêtés en février 2012 par la police du Puntland. Lire : 11 pirates arrêtés au Puntland

Les 4 marins libérés du Hansa Marburg libérés (Golfe de Guinée)

(crédit Leonhardt & Blumberg)

Quatre marins du navire allemand Hansa Marburg, enlevés au large de la Guinée équatoriale, le 22 avril, ont été libérés. Les marins avaient été attaqués par des hommes armés à 130 miles (210 km) au sud-ouest de Malabo, en Guinée équatoriale, et pris en otage. Les 2 Ukrainiens, un Russe et un ressortissant de Kiribati sont en bonne santé, a annoncé l’armateur de Hambourg, Leonhardt & Blumberg, dans un communiqué publié vendredi (24 mai). La compagnie n’a cependant pas voulu donné de « plus de détails sur leur libération pour éviter d’encourager d’autres actes criminels de ce type ».

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).