Lever l’embargo des armes en Syrie ? Un signal à Moscou

Fr. Hollande signe le livre d’or de l’IHEDN après son passage

(BRUXELLES2 à Paris, exclusif) Après son passage à l’IHEDN, François Hollande a répondu à quelques questions de façon improvisée. Ce qui a été l’occasion de recueillir son explication sur l’embargo sur les armes en Syrie. On peut effectivement se poser la question de savoir si on ne doit pas choisir entre la peste et le choléra. Effectivement, il reste peu de marge entre le mouvement Al Nosra et consorts — qui combattent le régime de Bachar mais dont l’inscription sur une liste anti-terroriste est demandée par les USA, la France, et la Syrie (Damas) —, et le Hezbollah branche militaire — qui soutient le régime et dont l’inscription sur la liste est demandée par le Royaume-Uni… A cette question, il n’a pas dénié la difficulté. « Nous devons faire évoluer la situation » m’a-t-il répondu. Eventuellement même de façon « militaire » pour faire avancer la « solution politique ». « La Russie continue de fournir des armements. Il faut lui adresser un signe. (…) Oui, un signe, que nous aussi nous pouvons armer ». Autrement dit, alors que se prépare la conférence de Genève 2, il ne faut pas faire baisser la pression. La discussion, lundi, entre les ministres des Affaires étrangères de l’UE, s’avère donc difficile ; les « 27 » sont divisés… (lire notre analyse détaillée sur le club – abonnés).

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).