La garde nationale malienne formée au renseignement tactique

(BRUXELLES2) 35 membres de la Garde nationale malienne viennent de terminer un stage sur le renseignement tactique. Durant six semaines, ils ont bénéficié d’une formation dispensée par trois cadres de l’équipe audit-conseil de la mission européenne EUTM Mali (deux Français et un Roumain).

Ils se sont vus remettre un diplôme fin 26 avril. Une cérémonie de remise de diplôme qui s’est déroulée sous l’oeil attentif du colonel-major malien Fane, le chef d’Etat-major de l’Armée de Terre malienne, et du colonel italien Di Sarra, adjoint au commandant de l’EUTM Mali. On reconnaitra sur la photo la célèbre ancre de l’infanterie de marine…

Cette formation s’inscrit dans le cadre audit-conseil de la mission EUTM Mali, permettant de donner aux différentes structures des forces armées des formations « rush ». Elle permet de compléter ainsi l’action plus longue de restructuration de l’armée malienne avec entraînement et formation de nouveaux bataillons, initiée au camp de Koulikoro. Ce stage de renseignement tactique s’est décliné en trois phases, précise-t-on à EUTM Mali. La première, d’une durée de deux semaines, était axée sur les savoir-faire individuels. La deuxième phase était consacrée à l’organisation du travail et la conduite du cycle de renseignement, et ce, durant trois semaines. Enfin, un contrôle continu a rythmé les derniers jours.

La Garde nationale est une force militaire mixte. Dépendante du ministère de la Défense, elle est mise à disposition du ministère de la Sécurité et chargée du maintien de l’ordre territorial mais aussi, et surtout, de surveillance aux frontières. Elle est l’héritière des Cercles territoriaux et des Gardes-goumiers. Ces derniers étaient recrutés en grande partie chez les nomades utilisant pour se déplacer le « Méhan » ou chameau. Elle devrait être une des premières forces maliennes, déployées dans le nord du pays, pour y assurer le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Son rééquipement (en chameaux, véhicules, dispositifs de transmission…) est en cours, financé en grande partie par l’Union européenne au titre de l’Instrument de stabilité « short terme ».