Sur les plages de Somalie, gêner l’action des pirates

(BRUXELLES2) Comment s’assurer que les pirates ne vont pas se lancer à l’assaut de nouvelles proies ? La tactique des navires de l’opération anti-piraterie Eunavfor a évolué, au fil des mois. Il s’agit aujourd’hui tout autant de bloquer les pirates au départ des plages que d’aller les poursuivre en haute mer. C’est tout l’intérêt du témoignage de l’équipage du navire suédois Carlskrona – qui a rejoint Eunavfor en début du mois.

… avant la haute mer

Lors d’un repérage sur les côtes, il y a une dizaine de jours (le 12 jours), l’hélicoptère du Carlskrona a ainsi détecté un skiff, sur la plage, qui se préparait à partir en mer. Après avoir localisé l’emplacement du skiff, photos à l’appui des hommes et de leur équipement, l’équipage de l’hélicoptère a maintenu une surveillance étroite afin de vérifier qu’il ne prenait pas le large. Se sachant observé, l’équipage du skiff a repris la direction de la côte somalienne. Une fois à terre, ils ont retirés leur équipement du skiff, et renversèrent. Mais « aucune activité de pêche a été observée dans la barque ou sur la plage » précise-t-on sur le Carlskrona. Ce qui laisse supposer une activité davantage criminelle que pacifique.

Comme l’explique le commandant du Carlskrona, le commandant Mathias Jansson : « Un des plus grands défis auxquels nous faisons face dans cette zone immense de mer, c’est d’être au bon endroit au bon moment pour appréhender les pirates suspects et leurs navires. Nous sommes toujours vigilant face à la menace. »

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).