Les Tigre allemands cloués au sol (Maj)

(Crédit : Bundeswehr/Trotzki)

(BRUXELLES2) Après le crash d’un hélicoptère de combat Tigre de la Bundeswehr lundi soir (4 mars) dans les Alpes bavaroises, tous les hélicoptères allemands de ce type ont été interdits de vols pour le moment annonce mon collègue T. Wielgod de Augengeradenaus. Le même principe de précaution s’applique aux 4 hélicoptères tigres en mission en Afghanistan, a indiqué le ministère allemand de la Défense mardi.

L’hélicoptère s’est crashé près de Ettal (district de Garmisch-Partenkirchen) vers 20h alors qu’il effectuait une mission d’entraînement en vol de montagne. Les deux pilotes – qui appartiennent au 36e régiment d’hélicoptères d’attaque de Fritzlar – ont été blessés mais ont pu quitté seuls l’engin. Ils sont hospitalisés à l’hôpital d’Ulm pour vérification. L’hélicoptère s’est embrasé et a été détruit. Les circonstances sont pour l’instant inconnues et une équipe d’enquêteurs est sur place, précise-t-on à la Bundeswehr.

L’appareil détruit était en configuration ASGARD (Afghanistan Stabilisation German Army Rapid Deployement). Ce qui rend la perte d’autant plus “grave” précise mon collègue Wielgold puisque l’armée allemande n’avait reçu que 7 appareils dans cette version renforcée (la livraison d’un huitième était prévue bientôt).

L’armée allemande disposait d’un parc de 29 hélicoptères de combat Tigre (28 engins dorénavant). Au total, elle devrait en compter 40. Ce qui est loin du chiffre prévu dans la commande initiale (80 engins), chiffre revu à la baisse en mai 2010, lors de la remise en cause de certains investissements, pour cause de restructuration et de serrage budgétaire.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).