Ashton appelle à la “retenue” et au “dialogue” en Centrafrique

Centrafrique (crédit: Council of the European Union)

(BRUXELLES2) “Le changement de gouvernement par la force et en violation de la constitution est inacceptable“. C’est en ces termes que l’Union européenne, par la voix de sa Haute représentante, a condamné “les derniers évènements en République centrafricaine” ce lundi 25 mars, exprimant sa “grande préoccupation“. Catherine Ashton a notamment exhorté les parties “à cesser immédiatement les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l’ordre public” et à “s’engager dans un dialogue et à oeuvrer dans le cadre des accords de Libreville” du 11 janvier dernier qui prévoyaient le maintient du président François Bozizé et un cessez-le-feu entre le gouvernement et les rebelles du Seleka. Le gouvernement d’unité nationale reste la “seule entité reconnue par tous les signataires de l’Accord de Libreville pour gouverner le pays” a-t-elle rappelé.

Respect des populations civiles

L’Union européenne s’inquiète également de la “dégradation de la situation humanitaire dans le pays“. La Haute représentante a ainsi demandé aux “groupes armés (de) respecter et protéger” aussi bien “les populations civiles” que “les activités des organisations humanitaires” demandant le “rétablissement de l’ordre public, en particulier pour prévenir les pillages“. Elle a aussi mis en garde les parties : “les responsables de violations des droits de l’Homme devront rendre des comptes”.

Face à une situation qui se dégrade, la France à de son coté déployé 300 militaires supplémentaires à Bangui (Centrafrique).

Thomas Le Bihan

Etudiant en "Affaires Publiques parcours Gouvernance Européenne" à Paris I. Stagiaire à B2. Suit l'actualité du Parlement européen.