L’appel de Öcalan (PKK) à une trêve salué à Bruxelles

(BRUXELLES2) L’appel du Parti des travailleurs Kurdes (PKK) « à déposer les armes et à se retirer derrière la frontière turque » (*) a été salué, vendredi, à Bruxelles par la Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton ainsi que par le commissaire chargé de l’Elargissement. Cette annonce représente pour l’Union européenne « un pas important de plus dans le processus visant à mettre fin à un conflit qui a déjà fait trop de victimes ».

Un pas positif pour la Turquie

Rappelant que l’Union avait « de façon répété, encouragé toutes les parties à travailler à ramener la paix et la prospérité », le Commissaire et la Haute représentante ont annoncé que l’UE supportait pleinement ce processus et se « se tenait prêts à aider, y compris à travers l’instrument d’aide de pré-adhésion ».

Une trêve dans les violences ?

Le leader kurde Abdullah Ocalan, emprisonné en Turquie depuis 14 ans, avait en effet adressé jeudi (21 mars), depuis sa prison, une lettre déclarant que : « Désormais, une nouvelle période commence. Il n’y aura plus d’armes dans notre combat, il y aura de la politique démocratique. Il est dorénavant temps pour les éléments armés de se retirer hors des frontières ».

La veille, les députés de la commission des affaires étrangères du Parlement Européen avaient déjà salué « le dialogue politique direct entre le gouvernement turc et l’ancien dirigeant du PKK, Abdullah Öcalan, dialogue (qui) pourrait ouvrir la voie à un accord historique réglant de manière pacifique et démocratique le conflit kurde ».