EUTM Mali, à vos paquetages … (maj)

(BRUXELLES2, exclusif) La seconde conférence de génération de force pour l’opération européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali) pourrait bien être la bonne. En tout cas, les trois problèmes principaux pourraient être résolus, selon les informations reçues par B2. Il reste encore cependant des confirmations à assurer de part et d’autre. Donc la prudence est encore de mise ce mardi (soir). Mais la tendance semble positive.

Force protection, soutien médical et medevac

Les Français devraient assurer la protection du camp des formateurs à Koulikoro. De leur côté, les Espagnols pourraient assurer la « protection » du quartier général de la mission (MHQ) à Bamako. Les Allemands, avec les Hongrois, assureront le soutien médical de la mission (Role 2 dans le jargon, soit un « hôpital de campagne »). Tandis que les Belges pourraient se charger des évacuations médicales (Medevac). Deux hélicoptères A109 sont déjà sur place (1 de permanence, 1 de remplacement), au moins pour les premiers jours de la mission. Coté belge, on reste très prudent, parlant davantage d’un soutien à l’opération Sreval. Rien n’a encore été acté. Côté français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en déplacement à Vannes (Bretagne), a confirmé que la France mettrait 150 hommes dans la mission. De fait, les Français pourraient être un peu plus nombreux : aux alentours de 200 selon nos informations. Ce qui constituera ainsi toujours moins de la moitié de l’effectif (la « ligne rouge » pour Paris)…

Première mission de précurseurs

D’ores et déjà, les Européens ont décidé d’accélérer les préparatifs. Un premier avion partira vendredi avec 60 personnes. D’une part, des équipes techniques chargées de préparer l’arrivée de l’Etat-Major (transmissions, infrastructures, budget…). D’autre part, des officiers de liaison chargées assurer le contact avec l’armée malienne, ce qui sera ensuite l’embryon de la mission « expertise ».

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).