Les 12 pirates arrêtés par le Surcouf livrés à l’ile Maurice ?

(BRUXELLES2) C’est l’hypothèse actuellement envisagée par le QG d’Eunavfor Atalanta : faire juger les 12 pirates arrêtés par le Surcouf en début de mois à l’Ile Maurice. Le High Powered Committee s’est réuni cette semaine ainsi que le signale l’Express de l’Ile Maurice. Ce qui serait un premier transfert après la signature de l’accord avec l’ile.

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles ce n’est pas formellement la frégate américaine qui a « arrêté » les pirates, même si elle les a stoppés, mais la frégate française. Cela permet ainsi de bénéficier des accords de transfert européen sans trop de complication. Jusqu’à présent, l’arrestation de suspects ne pouvait conduire qu’à trois solutions : 1) libération, 2) jugement dans un pays du pavillon, 3) transfert aux Seychelles (le Kenya n’acceptant plus de transfert). L’ile Maurice offre ainsi un nouveau « débouché » possible.

Mais, pour l’instant, rien n’est tranché, « les suspects sont toujours à bord du Surcouf » comme le QG d’EUnavfor Atalanta l’a indiqué à B2 un officier. « Et nous cherchons une solution. Notre objectif est toujours de pouvoir traduire en justice les pirates ».

NB : l’opération EUNAVFOR Atalanta compte actuellement 4 frégates : le Mendez-Nunez (Espagne qui est le navire amiral F-104), le Karlsruhe (Allemagne, F-212), la Louise-Marie (Belgique, F-931), le Surcouf (France F-711).

(NGV)

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).