La Louise-Marie repart en campagne

(crédit : armée belge)

(BRUXELLES2) La frégate belge Louise-Marie devrait quitter son port d’attache, Zeebruges, ce mercredi (7 novembre). Direction : la Corne de l’Afrique. Sous le commandement du Capitaine de Frégate Hans Huygens, la Louise Marie (F-931) croisera dans l’Océan indien et le Golfe d’Aden en mission anti-piraterie dans le cadre de l’opération européenne Eunavfor Atalanta. Elle sera opérationnelle sur zone du 23 novembre au 9 février pour un retour à Zeebruges prévu fin février 2013. La frégate a passé « avec succès les tests opérationnels exigeants de l’OTAN et est prête pour cette mission » assure-t-on coté belge. A bord, un équipage de 166 membres, venant des différentes « composantes » de l’armée belge contribuent à cette mission. Outre les marins, le navire dispose en effet d’un hélicoptère Alouette III et cinq personnes. Les détachements de protection des navires (Vessel Protection Detachments) et les équipes de visite et d’abordage (Boarding Teams) proviennent de la composante marine et de la composante terrestre. Tandis que le service de santé est assuré par 6 médecins et infirmiers de la composante médicale.

Un test opérationnel pas de tout repos

Pour en arriver là, l’équipage et le navire ont dû subir un cycle de plusieurs examens — le « Safety and Readiness Check » (bien connu des spécialistes sous le nom de SARC). Les quatre premières épreuves ont été passées en Belgique et Pays-Bas et les deux dernières (SARC 5 et SARC6) à Plymouth, en Angleterre. Deux épreuves particulièrement éprouvantes. Le SARC5 prépare, en effet, le navire et l’équipage pour le travail réel. Avec, entre autres, le weekly wars. Lors de cette guerre fictive, les contrôleurs britanniques ont ausculté les réactions de l’équipage à travers toute une série d’exercices. La variété des exercices proposés « est assez impressionnante » témoigne un officier. A côté des exercices plus classiques comme « des avaries de barre ou de machine, la récupération d’homme à la mer, de ravitaillement en mer, le remorquage, des exercices de tirs ou de navigation …, d’autres exercices plus originaux et plus complexes ont été assurés : exercices de combat contre des sous-marins, contre des avions, simulation de guerre totale, mais aussi exercice d’abordage et de fouille de navires marchands… ». Le SARC6 est l’inspection finale où le navire est jugé en profondeur une dernière fois. Quand le navire a passé tous ces examens, il est déclaré « opérationnel » pour trois à quatre années par l’OTAN pour certaines missions. Bon pour le service en quelque sorte !

A noter que lors du séjour anglais, la Louise Marie a rencontré problème technique, avec l’ancre, qui l’a immobilisé une bonne semaine, dans le port anglais, l’empêchant de se joindre pleinement à certains exercices.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).