Des Patriot néerlandais (et allemands?) en Turquie

(crédit : ministère néerlandais de la Défense)

(BRUXELLES2) Les Pays-Bas pourraient envoyer des batteries de défense aérienne Patriot à la Turquie dans le cadre d’une mission de l’OTAN pour défendre cet allié à se protéger contre les attaques de missiles de la Syrie. « L’OTAN n’est pas conçue pour ne rien faire », a déclaré la nouvelle ministre de la Défense, Jeanine Hennis-Plasschaert dimanche à Bruxelles à la veille du conseil des ministres de l’UE, comme le rapporte mon collègue sur son blog. La Turquie n’a pas encore fait de demande formelle. Mais elle pourrait préciser et formaliser sa demande ce lundi lors d’une réunion à l’OTAN.

L’Allemagne et les Pays-Bas sont les seuls à disposer de système Patriot (avec les USA) ; ils avaient déjà été déployés en Turquie pendant la guerre du Golfe en 1991 et en 2003, pour prévenir des attaques contre l’Irak. Mais les discussions sont vives en Allemagne où l’opposition de gauche craint une escalade.

La Bundeswehr pourrait engager 2 escadrons de Patriot, soit 170 hommes environ selon le Süddeutsche Zeitung. Et ainsi que mon collègue Wiegold le précise, ce pourrait être le Groupe 21 de missiles anti-aériens de Sanitz (FlaRakGrp 21) qui pourrait être affecté à cette tâche ; étant affecté en soutien à la NRF 2012. Une équipe néerlandaise et américaine a déjà visité la base aérienne de Diyarbakir (en Turquie) pour étudier l’emplacement possible pour les batteries Patriot, selon le journal turc Milliyet. 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).