Les 27 déterminés à agir sur le Mali

(BRUXELLES2) Les chefs d’Etat et de gouvernement ont endossé le principe d’un soutien à une intervention militaire au Mali, tel que l’avaient défini et encadré les ministres des Affaires étrangères lundi (15 octobre). « L’UE examinera la question du soutien à la force militaire internationale dont le déploiement est envisagé dans le cadre de la résolution 2071 du Conseil de sécurité des Nations unies et accélèrera la planification d’une éventuelle mission militaire dans le cadre de la PSDC en vue de contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes » mentionnent-ils.

Un soutien qui s’inscrit dans « un soutien global » au Mali, en « étroite coopération » avec les partenaires internationaux et régionaux. L’objectif est de soutenir le Mali pour rétablir l’État de droit et un gouvernement démocratique et pleinement souverain sur l’ensemble de son territoire. « L’UE reprendra progressivement sa coopération au développement dès l’adoption d’une feuille de route crédible et consensuelle pour le retour à l’ordre constitutionnel. »

L’instrument « sanctions » n’est pas oublié. Des mesures restrictives ciblées pourraient être adoptées « contre ceux qui sont impliqués dans les groupes armés au nord du pays et ceux qui entraveraient le retour à l’ordre constitutionnel ».

Lire (sur le Club de B2 – abonnés) : Les 27 décrètent l’urgence pour la planification de la mission PSDC au Mali

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).