Les Royal(es) encerclent la Corse

(crédit : Marine Nationale)

(BRUXELLES2) Intitulé «Corsican Lion», l’exercice militaire qui débute demain (17 octobre) mettra en scène les Marines française et britannique afin de mener une opération commune de « projection de force et de puissance ». La force expéditionnaire de la Royal Navy va retrouver les navires de « la Royale » au large de l’île de beauté.

De gros moyens

Coté français, on trouve le porte-avions Charles de Gaule et le BPC (bâtiment de projection et de commandement) Mistral, trois frégates dont le Chevalier Paul et le Jean de Vienne, ainsi que le pétrolier-ravitailleur Meuse, et un sous-marin nucléaire d’attaque. Du côté de la Royal Navy, c’est le TCD (transport de chalands de débarquement) HMS Bulwark, navire amiral, accompagné du porte-hélicoptères HMS Illustrious, du navire auxiliaire RFA Mounts Bay, des frégates HMS Montrose (F-236) et HMS Northumberland (F-238) ainsi que le roulier Hartland Point, un navire civil affrété par le ministère de la défense britannique pour le transport de matériels militaires. En tout, plusieurs milliers d’hommes seront de la partie.

Il faudra aussi compter sur les forces terrestres engagées, environ 360 hommes – 300 marsouins de la 9e BIMA (venant du 2e RIMA, du 6e régiment de génie et du 11e RAMA) et 60 britanniques des Royal Marines (du 45e commando group, 29e commando Royal Artillery…). Enfin, 21 aéronefs seront également là pour soutenir l’opération depuis les airs.

Opération dans la suite logique de la coopération franco-britannique

En plus de l’importance d’un entraînement commun afin de développer les procédures de commandement et d’optimiser le dialogue, le but de l’exercice est principalement de procéder à une opération amphibie appuyée par les moyens du groupe aéronaval. Le groupe aéronaval français CTG 473 intégrera l’une des frégates britanniques tandis que, de l’autre côté, le groupe royal CTG 323.01 intégrera le BPC Mistral. On compte pour cela sur le port de l’étang de Diane, à l’est de l’île et sur le village de combat de Frasseli au sud. Ce n’est pas la première fois que l’on organise une pareille intégration. Mais cela remonte déjà à quelques années, la dernière fois c’était dans les Balkans pour l’application de l’embargo contre l’ex-Yougoslavie. L’exercice qui durera ici jusqu’au 26 de ce mois participe à la mise en place de la future force expéditionnaire commune – ou Combined Joint Expeditionary Force (CJEF) en anglais. Cette force non-permanente doit à l’avenir être capable d’être projetée pour une opération conjointe. La coopération militaire entre Paris et Londres, c’est l’un des points forts des accords de défense bilatéraux de Lancaster House signés en 2010. D’autres exercices du genre sont prévus en 2013 et 2014 et devraient augmenter la complexité des opérations, comme l’a précisé un officier de la DICOD.

A noter que la plupart des appareils français se trouvaient d’ores et déjà sur place puisqu’ils reviennent tout juste d’un exercice militaire en Méditerranée, conjoint avec l’Italie cette fois. Batisé Levante, l’exercice a été «un succès à renouveler» selon le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant du groupe aéronaval.

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